Menues actions contre le monstre

Désolé, nous avons plein de retard. Mardi passé, le 21 janvier, se tenait une conférence de presse peu ordinaire, ainsi que vous pourrez voir si vous en avez la curiosité : cliquer ici pour l’annonce de la conférence de presse.

Nos amis coquelicots de Paris – Jean-Jacques et Audrey, encore merci – ont mis en ligne cet événement, et encore une fois, si vous en avez envie :

Rustin, Lafforgue, Baron, Batho, Prud’homme, Labbé, Biteau, Nicolino

Le lendemain matin, avec des coquelicots de la banlieue parisienne, nous sommes allés sonner les cloches de Roger Genet, au siège de l’ANSES. Il faisait drôlement froid, mais c’était rigolo de crier : « Roger avec nous ! » et de déclencher la sirène de notre mégaphone comme si nous étions des pompiers en service. Mais n’est-ce pas le cas, à la vérité ?

Regardez donc : https://www.youtube.com/watch?v=Nazy9wwW4_c

Et le jeudi 23, l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST) organisait une session sur les SDHI, plus décevante qu’intéressante : ici, la vidéo.

Une réflexion sur « Menues actions contre le monstre »

  1. Un agent anonyme de notre Agence de sécurité sanitaire nationale (ANSES) a fait la critique (1) du livre Le crime est presque parfait: L’enquête choc sur les pesticides et le SDHI.

    Je suis en capacité de vous révéler aujourd’hui la véritable identité de cette personne au terme d’un travail d’enquête très approfondi. Il s’agit en réalité de Jean-Michel Lenaïf. Il a été confondu grâce à son analyse extrêmement pertinente :

     » Les agences officielles […] intègrent à leurs expertises les études produites par l’industrie des pesticides. Tandis que le CIRC, pour des raisons évidentes, les refuse ». Attention à la confusion ! Ces « études publiées » sur lesquelles « le CIRC fonde ses avis » sontégalement intégrées au processus d’évaluation avant mise sur le marché par les « agencesofficielles ». Les « agences officielles » disposent par ailleurs d’études supplémentaires, commanditées par les industriels. Elles ont donc accès à un jeu de données plus important. Ces études sont exclues par le CIRC ; non pas parce qu’elles sont commanditées par les industriels, mais parce que le règlement du CIRC ne lui permet de ne prendre en considération que les études publiées dans la littérature scientifique (et soumises aux critiques de la communauté de chercheurs). Il est légitime de s’interroger sur le fait que les études requises par la réglementation européenne pour évaluer les risques liés à l’utilisation d’un produit soient financées par les industriels. Il est également légitime de craindre que ces études soient biaisées. En réalité, cela est très peu probable car les protocoles d’études sont normalisés (selon les « bonnes pratiques de laboratoire », ce sont les mêmes pour tous les produits) et toute déviation peut rendre l’étude inutilisable).
    Chaque étude est minutieusement vérifiée par les agences européennes dans le cadre du processus d’évaluation et les données brutes sont reprises pour vérifier les conclusions de chaque rapport. Notons au passage que les études publiées dans les revues scientifiques ne sont pas nécessairement réalisées selon les normes exigées par la réglementation européenne en matière d’homologation.
    De plus, les laboratoires réalisant ces études doivent être accrédités et contrôlés. Un écart grave et le laboratoire perd sa réputation. Ensuite, n’importe quel chercheur peut essayer de reproduire les résultats (consultables publiquement sur le site de l’EFSA ; les rapports complets ne le sont pas car confidentiels). Tout écart invraisemblable constaté entraînerait un scandale non souhaitable pour un industriel »

    Malheureusement, la presse a révélé que le laboratoire allemand qui réalisait une partie des études en sous-traitance pour Bayer-Monsanto avait la fâcheuse tendance à bidonner les résultats (https://www.lemonde.fr/planete/article/2020/02/11/le-labo-de-la-mort-testait-aussi-le-glyphosate_6029218_3244.html).

    Quant au scandale non souhaitable pour l’industriel on l’attend toujours…

    Pour sa clairvoyance légendaire, Jean-Michel Lenaïf va pouvoir rejoindre la Direction de la Crédulité à l’ANSES où il pourra continuer de vénérer les études le l’EFSA.

    Grâce à cette science et à ces gens « il est très peu probable » que vous attrapiez un cancer.

    (1)https://projetutopia.info/critique-le-crime-est-presque-parfait-de-fabrice-nicolino/

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